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20 octobre 2026 - 10H Wébinaire
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C’est avec l’objectif de s'engager dans une démarche volontaire visant à appliquer le principe de la Responsabilité Elargie des Producteurs (REP) pour les fabricants de bateaux de plaisance que la Fédération des Industries Nautiques a créé l’APER en 2009. C’est en 2015 qu’une REP réglementaire a été instaurée. En obtenant son agrément en mars 2019, l’APER est devenu l’éco-organisme en charge de la REP BPHU. 3 mois plus tard, l’APER a annoncé son démarrage opérationnel avec la sélection de 18 centres de déconstruction : 17 répartis sur la façade ouest et la Méditerranée et un centre en région Bourgogne-Franche-Comté. Aujourd’hui, 30 centres sont agréés en France métropolitaine et dans les Outre-Mer.
L'objectif de la REP est de déconstruire 22.700 bateaux entre 2019 et 2023. Après un peu plus de 3 ans d’exercice, le compteur affiche près de 7.200 BPHU déconstruits, loin de l’objectif.
Les acheteurs de bateaux de plaisance paient une éco-participation en fonction de la taille et de la typologie du bateau (voile ou moteur, mono ou multicoque). Ces sommes sont ensuite reversées par les producteurs et les importateurs à l’APER. Cette REP permet ainsi aux collectivités locales ayant des ports de plaisance de gérer la problématique des bateaux abandonnés et aux plaisanciers de se défaire de leurs bateaux hors d’usage dans des centres agréés. La déconstruction du bateau est gratuite car elle est intégralement prise en charge par l’APER. Seul le transport jusqu’au centre de traitement est à la charge du propriétaire.
Le cahier des charges d’agrément auquel est soumis l’APER fixe des objectifs en termes de nombre de bateaux à déconstruire chaque année, de valorisation matière (bois, métaux, composites) et de valorisation énergétique. Si 72% des déchets issus de la déconstruction des BPHU sont déjà recyclés ou valorisés énergétiquement, il reste encore des progrès à faire dans le domaine du recyclage des composites qui représentent la majeure partie des déchets issus de la filière.
Les composites qui représentent près de 70% en poids des BPHU sont valorisés énergétiquement à hauteur de 67% sous forme de Combustibles Solides de Récupération, qui viennent notamment alimenter les cimenteries. Ces déchets peuvent également faire l’objet d’une valorisation matière et être utilisés en tant que matière recyclée pour la fabrication de nouveaux produits mais ce type de valorisation est encore peu développé. Pour l’APER le recyclage matière des composites constitue la solution prioritaire à développer. Des travaux sont ainsi menés avec les autres filières du composite (aéronautique, automobile, ferroviaire).
L’APER et la société Composite Recycling se sont associées pour déployer des unités mobiles pour traiter par pyrolyse les déchets composites issus de la déconstruction des bateaux de plaisance. Une fois séparées de la résine et nettoyées, les fibres de verre qui ont conservé la quasi intégralité de leurs propriétés structurelles et fonctionnelles pourront être à nouveau utilisées, dans la fabrication de bateaux de plaisance ou de nombreux autres produits.