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08 décembre 2021

Perspective économique : Le commerce international

On observait une stabilisation fragile de la balance commerciale de la plasturgie française en 2017, après qu’elle ait connu une forte aggravation en 2013. Ce retour à la stabilité pourrait toutefois être compromis par la crise sanitaire.

En effet, les exportations de la plasturgie française ont chuté de 6,4% entre 2019 et 2020, alors que les importations de la filière ne baissaient que de 5,9% sur la même période. On observe également une augmentation de 6,42% des exportations de la plasturgie française entre le premier trimestre 2020 et le premier trimestre 2021, contre une forte progression de 10,6% pour ses importations sur la même période.

Le taux d’export du secteur en France était de de 28%13 du chiffre d’affaires au premier trimestre 2021. Certaines entreprises misent sur l’export pour compenser la baisse de la demande domestique, notamment les entreprises classées par l’Insee dans le secteur des pièces techniques qui est celui qui progresse le plus significativement. 6% des plasturgistes réaliseraient toutefois plus de 90% de leur chiffre d’affaires à l’export.

45% des plasturgistes français déclarent exporter leur production vers l’Europe de l’Ouest. Ils ont également 22% à exporter vers l’Europe de l’Est et la Russie. 7% seulement exportent vers l’Amérique du Nord, et 5% vers l’Amérique du Sud. 10% témoignent exporter vers l’Afrique, et 9% vers la zone Asie/Océanie.

Une filière prise entre le marteau et l’enclume

De fait, la plasturgie française subit « l’effet ciseau » de deux dynamiques contradictoires, avec en amont les producteurs de matières plastiques dont les centres de décisions et les logiques d’investissements sont déjà, et de plus en plus, hors Europe et, en aval, des clients dont le rayonnement commercial est très localisé sur le marché domestique et l’Europe de l’Ouest.

Malgré tout, les orientations stratégiques prises par les secteurs clients européens en faveur de l’économie circulaire pourraient converger à terme avec la stratégie d’investissements qui s’amorce en Europe en faveur du recyclage des polymères, sans pour autant représenter des volumes comparables avec les besoins globaux de polymères des plasturgistes européens. Cette tendance nouvelle incite la plasturgie française et européenne à prendre le virage de l’économie circulaire, ce mouvement est déjà très perceptible dans les projets d’innovation et d’investissement des plasturgistes français.