Aller au contenu principal

12 février 2021

Le comité stratégique de filière, un outil de développement pour la branche

Le Conseil National de l’Industrie (CNI) a été créé en 2010. Il est présidé par le Premier Ministre. Le Vice-président est le Président de France Industrie (anciennement Groupement des Fédérations Industrielles), Alexandre Saubot depuis décembre 2020.

L’existence du CNI repose sur l’idée que la relance de l’industrie en France doit être l’objet d’une co-construction entre industriels, représentants des salariés et pouvoirs publics.

La force d’entrainement du CNI autour de projets concrets repose sur sa structuration par filières industrielles réparties en 18 Comités de Filière Stratégique (CSF). Il s’agit de définir pour chaque secteur d’activité des enjeux clés et des solutions concrètes pour faire passer le cap à l’industrie française du XXIe siècle. L’outil central de ces actions est le contrat de filière rassemblant l’ensemble des acteurs autour de projets structurants.

L’ensemble de l’industrie est divisée en 18 filières (voir encadré).

La plasturgie fait partie de la filière chimie et matériaux qui, avec la plasturgie, regroupe la chimie, le caoutchouc et le papier/carton. On peut s’interroger à juste titre sur la cohérence de cette filière. Contrairement à d’autres qui ont vraiment une logique « amont/aval », comme l’automobile, l’aéronautique, … donc une vraie chaîne de valeurs, la nôtre est plutôt transverse. Certes, il y a des sujets communs comme l’énergie et la décarbonation pour la chimie et le papier/carton, ou encore les microplastiques pour le caoutchouc et la plasturgie.

Mais il y a aussi des éléments de concurrence, en particulier la relation client/ fournisseur que nous entretenons avec la pétrochimie qui rendent parfois plus complexe le travail en commun.

La plasturgie est présente dans tous les domaines d’activité industrielle. A ce titre, nous développons des liens avec toutes les filières, en particulier au sein de France Industrie.

Comité stratégique de la filière

Dans le CSF Chimie et Matériaux, le travail s’organise autour du Contrat de filière, élaboré par les représentants des différentes parties prenantes : les représentants des branches, les représentants des partenaires sociaux et les représentants de l’Etat (DGE : Direction Générale des Entreprises, DGPR : Direction Générale de la Prévention des Risques, DGEC : Direction Générale de l’Energie et du Climat, …).

Le contrat de filière de 2014, signé avec M. Arnaud Montebourg, a été un atout important pour la création d’IPC, notre centre technique. Il a permis d’obtenir une labellisation de notre projet, ce qui a été déterminant dans ma décision finale.

Le dernier contrat de filière a été signé en 2018 par le Président Benoit Hennaut avec Mmes Brune Poirson et Agnès Pannier-Runacher.

Pour la plasturgie, les principales mesures de ce contrat de filière se sont articulées autour des thèmes suivants :

  • Le développement de l’utilisation de Matières Plastiques Recyclées (MPR). Cette action a conduit à la mise en place de plusieurs dizaines de réunions, organisées avec IPC, afin d’expliciter aux entreprises les opportunités offertes par l’utilisation de MPR.
  • Le développement des TPE/PME qui composent une part importante de notre branche. Dans ce domaine, la réponse a été la mise en place de deux accélérateurs, en partenariat avec l’OPCO et la BPI.
  • Le recyclage chimique. Cette thématique portée essentiellement par PlasticsEurope nous a permis de rester au contact de cette évolution majeure de notre profession.

Une nouvelle évolution du contrat de filière est en cours d’élaboration. Le recyclage chimique reste un point clé de cet avenant. Plusieurs thématiques nouvelles sont à l’étude, en particulier : -

  • Une filière de plastiques recyclés aptes au contact alimentaire, en plus de la filière PET existante.
  • Le développement de l’apprentissage, dans le contexte des compétences nécessaires à nos entreprises.

Le Comité Stratégique de filière, même s’il n’a pas pour la plasturgie le même impact que pour certaines filières plus intégrées, comme l’automobile, reste un outil important de politique industrielle, dans lequel Polyvia doit tenir sa place.