MPR : l’arbre qui cache la forêt !

8 novembre 2023

Le 17 juillet, le Syndicat national des Régénérateurs de matières plastiques publiait un communiqué : « La chute de la demande de MPR… Un non-sens au regard de la transition écologique : le SRP tire la sonnette d’alarme ! ».

Dans le même temps, la fédération professionnelle des entreprises du recyclage (Federec) lançait une alerte similaire sur « l’effondrement » de la demande des matières plastiques issues du recyclage au profit des matières vierges.

Polyvia a officiellement regretté cette présentation à charge contre les plasturgistes alors que nous avions amorcé des travaux en commun pour construire une feuille de route sur l’utilisation de matières plastiques recyclées (MPR).

Désormais, il ne s'agit pas de rejeter la faute sur l'une ou l'autre partie, mais bien de trouver des solutions. Pointer du doigt ne règle pas le problème et a tendance à nuire à une réflexion plus approfondie. En effet, si nous soutenons et partageons le constat et notamment le désir d'adopter des mesures en faveur de l’utilisation de MPR, ce n’est certainement pas aux dépens d’industriels transformateurs engagés dans la construction d'une économie plus verte dont témoigne notamment le Livre Blanc de Polyvia. En tout état de cause, cette démarche doit aborder le véritable problème structurel qui est le niveau comparé des prix des matières plastiques vierges et des matières plastiques recyclées et la fluctuation des écarts de prix.

Et ce problème doit être porté au plus haut niveau de l’Etat pour être abordé avec l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, et singulièrement les donneurs d’ordre tous secteurs confondus, ainsi qu'avec les éco-organismes, pour ce qui est de l’utilisation et de la fixation au bon niveau des éco-modulations. Si Polyvia est plus que jamais déterminée à travailler conjointement avec ses partenaires pour offrir du soutien et des ressources à l'ensemble de ses adhérents, il convient d’éviter de stigmatiser l’un des acteurs de cette chaîne, chacun évoluant dans son propre champ de contraintes économiques et environnementales et étant indispensable pour la réussite de la transition climatique de la filière. Le tout en tenant compte d’un principe de réalité : le niveau des ressources.