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Emballages cosmétique durables

18 octobre 2021

Innover pour une cosmétique durable

Le secteur cosmétique fait face à un enjeu considérable : le développement durable. Pour accompagner cette transition, Addiplast Group redouble d’efforts sur l’innovation et la formulation de matières au plus proche des attentes du marché. Echanges avec Béatrice Genetiot, Cosmetic & Healthcare Key Accounts Manager.

Béatrice Genetiot, pouvez-vous nous parler de votre activité au sein d’Addiplast Group ?

J’ai rejoint Addiplast Group il y a 2 ans, afin de développer le secteur cosmétique qui est en pleine mutation d’un point de vue réglementaire. Chaque projet implique de plus en plus d’exigences, mais avec une structuration qualité déjà bien en place pour les applications médicales, nous pouvons facilement la transposer au secteur cosmétique.

Addiplast, quelles activités ?

Addiplast Group, ce sont plus de 150 collaborateurs répartis sur trois sites et plus de 40 000T de capacité de production.

Les compounds (PP, PA, ABS, PBT, PPS, PARA) et masterbatchs développés se destinent aux marchés de la cosmétique, de la santé, de l’automobile, des transports, du secteur 3E ou encore du bâtiment.

Ces formulations techniques sont mises au point dans le centre de recherche et développement Addiscience.

Quelles sont vos innovations phares pour le marché cosmétique ?

Addiplast Group est un fournisseur majeur pour le secteur de la cosmétique, avec un large panel de solutions compounds pour le luxe et masterbatchs pour l’ensemble du secteur : des matières teintées masses aux matières hautes densités composées de charges minérales, en passant par des effets céramiques, marbrés, toucher froid, … et des matières aptes aux différents parachèvements tel que la galvanisation, la métallisation, le laquage, le vernissage, etc. sans oublier les masterbatchs de couleur avec le troisième site du groupe Addicolor.

Notre centre de recherche Addiscience se focalise sur la formulation de compounds utilisant des matières recyclées :

  • obtenues par recyclage mécanique, PCR (Post Consumer Recycled) ou PIR (Post Industrial Recycled), intégrant un grade PP apte au contact alimentaire selon la réglementation FDA NOL (Non Objection Letter),
  • issues du recyclage chimique, qui disposent de propriétés équivalentes aux matières vierges.

Ces matières sont rigoureusement sélectionnées et font l’objet d’homologations internes strictes pour répondre à des applications esthétiques ou mécaniques.

Toujours dans le but de réduire la part de plastiques d’origine fossile, nous développons des compounds avec une concentration jusqu’à 30% de fibres végétales tel que le lin, le miscanthus, le bois, les coquilles d’huîtres, etc dont une version alimentaire pour les packagings primaires.

Addiplast Group collabore depuis 2019 avec Floreon, une entreprise reconnue dans le domaine de la technologie des matériaux durables et notamment des formulations utilisant un plastique d’origine végétale (PLA) en améliorant ses performances, le rendant jusqu’à dix fois plus résistant que le PLA classique. Ces matières provenant de ressources renouvelables, elles conviennent aussi bien au compostage (OK Compost) qu’au recyclage. Ces nouveaux matériaux sont disponibles sous notre marque Addibio Renew®.

Quel enjeu spécifique est apparu dernièrement ?

La Proposition 65 représente un enjeu mondial, il s’agit d’une liste de substances chimiques interdites par l’état de Californie, en raison d’une toxicité et d’effets cancérigènes éventuels. Dans cette liste, nous retrouvons des substances comme le styrène ou le formaldéhyde dont sont composés, l’ABS et le POM. En remplacement du POM, nous proposons des PBT lubrifiés et des POK qui garantissent souplesse et résistance pour les mécanismes pompes et les tiges de mascara. Et nous avons mis au point des grades PP faible retrait, aptes à la métallisation (ADDILENE PMD 50333) et qui permettent d’être utilisés dans des outillages conçus pour l’ABS.

Travaillez-vous sur d’autres innovations ?

Un gros travail de Recherche & Développement a été engagé depuis plus d’un an sur la thématique de la galvanisation à moindre impact environnemental. Le chrome 6 hexavalent est en passe d’être interdit pour la galvanisation en Europe d’ici 2024, au profit du chrome 3 trivalent moins agressif chimiquement. Le défi est de trouver des solutions pour les pièces en PP, plus complexes à être chromées. C’est un enjeu majeur pour tous les acteurs de la cosmétique de trouver des solutions à très court terme. Le groupe Addiplast a réussi à impliquer les principaux acteurs de la filière : galvaniseurs, fabricants de bains de chromage et transformateurs. Des résultats concluants laissent espérer une solution aboutie d’ici la fin de l’année.

Quels sont les enjeux du groupe Addiplast en termes de développement durable ?

Si l’économie circulaire est vertueuse en matière écologique, elle est également porteuse de nouvelles opportunités tant commerciales, qu’industrielles et technologiques. Nous avons opté pour une démarche proactive afin de prévenir les attentes de nos clients où l’utilisation de polymères biosourcés ou revalorisés devient un axe stratégique de différenciation.

Parmi ces actions, Addiplast Group a adhéré dès 2019 à la plateforme d’évaluation des performances RSE et achats responsables EcoVadis, et a été distingué cette année-là par la médaille de bronze. Le groupe poursuit ses actions pour atteindre d’ici fin 2021 l’échelon supérieur et la médaille d’argent.

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